« Le jeu n’est point un amusement d’homme riche, il est la ressource d’un désœuvré »
(Jean-Jacques Rousseau)
EMAN BREJYA est ludothécaire à EL-MASARAH en Cisjordanie (Palestine) : « Après plus d’un an de fonctionnement, nous observons que les enfants sont plus
responsables dans le soin qu’ils apportent aux jeux, dans la mesure où ils comprennent que ces jeux sont importants pour eux. Quand ils finissent de jouer à un jeu, ils viennent me voir et me
disent qu’ils veulent le remettre à sa place parce qu’ils ont envie de le retrouver le lendemain et que personne ne le casse. Les enfants sont aussi devenus moins timides et communiquent plus
entre eux. De nouvelles relations se sont également établies entre les enfants et les parents, ces derniers venant plus fréquemment, malgré la distance qui sépare les différents bourgs
ici.
En BOLIVIE :
« La ludothèque est très loin de chez moi mais je trouve toujours un petit moment pour y aller. J’aime beaucoup la ludothèque pour ses jeux et aussi pour tous les nouveaux amis que je m’y suis
fait. J’espère qu’elle ne fermera jamais parce que je ne connais pas un autre endroit aussi chouette »
FERNANDO MAMANI
« Pour moi, la ludothèque c’est super parce que je suis fille unique et je n’ai nulle part où aller pour jouer. Elle m’a plu dès la première fois parce qu’on y trouve beaucoup de jeux très
amusants et tu peux partager avec tout le monde ou jouer toute seule. Moi, je préfère jouer avec les nouveaux amis que je me suis faits dans ce merveilleux endroit »
« Pour moi, la ludothèque est une bonne chose parce qu’elle offre à nos enfants beaucoup de jeux que nous ne pouvons pas leur acheter. En plus, c’est pour tous les âges. Grâce à elle, ils ne vont
pas perdre leur temps et gaspiller leur argent dans les jeux vidéo et ils se développent d’une façon saine. J’espère qu’elle continuera de nombreuses années et la responsable aussi, parce qu’elle
est très aimable avec les enfants »
« La ludothèque est une excellente option éducative pour nos enfants. Les horaires sont parfaits. Un jour sur deux, les enfants attendent impatiemment d’y retourner. Merci aux personnes qui ont
crée la ludothèque »
« Ces espaces de divertissement pour enfants et adultes devraient être généralisés par les autorités locales et nationales. Compte tenu de la situation économique, les enfants de nos
quartiers qui n’ont, bien souvent, même pas de quoi manger, en ont besoin pour leur bien-être ».
EDUARDO QUISPE, ex-président du comité de quartier de MURURATA à EL ALTO.
En EQUATEUR
OMAR HURTADO, ancien maire de San Vicente de
Manabí :
« Je pense que les ludothèques du réseau
C.I.E.LO nous montre un chemin pour faire encore plus dans le domaine de l’éducation et si on saisit ce genre d’opportunité, nous ouvrons une porte qui conduit à un développement intégral dans le
pays ».
Au BURKINA :
« Je m’appelle INOUSSA OUEDRAOGO, j’ai 11 ans, je suis en CE1 à l’école « B », ici tout près. Depuis que la
ludothèque est ouverte, je viens tous les jours. Ce n’est pas cher. A la maison, surtout maintenant que c’est les vacances, il n’y a rien à faire et je m’ennuie. Je viens aussi avec mes frères.
Ici, il y a même des enfants du secteur 30, près du goudron, qui viennent de loin. Je m’amuse vraiment bien. Je crois bien que j’ai joué à tous les jeux sauf ceux pour les bébés. Je joue souvent
à construire des maisons, aux petites voitures, à la corde à sauter, aux boules, au basket mais c’est le petit tableau où on peut créer des fleurs avec des pièces de couleur qui se collent que je
préfère. J’apprends à classer, j’aime aussi le jeu de mémoire qui m’apprend à me souvenir et je suis sûr que tout ça va beaucoup me servir ».
Depuis la COLOMBIE,
JORDANIS, 13 ans, nous parle de la ludothèque
de RANCHOS DEL
INAT à Montería : « Les jeux sont supers parce qu’ils nous apprennent à mieux
développer notre réflexion. Ici, il n’existe pas d’endroit pour s’amuser. Notre quartier de déplacés à cause de la guerre possède une seule rue et des maisons en bois de chaque côté longées par un canal d’eaux polluées. C’est pourquoi, nous n’avons
pas de jardin public. Depuis que la ludothèque existe, on peut y aller presque tous les jours, après l’école. Je suis très reconnaissant à ceux qui nous ont aidés ».
LUIS, 23 ans, est le ludothécaire de cette ludothèque de Montería : « Avant, les enfants qui vivent dans le quartier
ne se parlaient pas et s’ils le faisaient, c’était pour se bagarrer. Maintenant, on sent plus de camaraderie, de fraternité. Dehors, ils sont voisins. A la ludothèque, ils sont frères parce
qu’ici, on fait tous partie de la même famille ».